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Névralgie du nerf sciatique/ischialgie ou douleur irradiante dans la jambe depuis le dos

Arthrodèse intersomatique lombaire par voie postérieure (PLIF)

L’objectif de cette opération du dos est de vous soulager des douleurs intenses et de rendre sa stabilité à votre dos. Les douleurs sont dues à une usure du disque intervertébral dans le bas du dos. L’usure du disque intervertébral, ou discarthrose, est due au processus normal de vieillissement. Elle touche donc tous les êtres humains, mais à des degrés divers. De manière générale, ce sont les vertèbres les plus mobiles - au niveau de la nuque et du bas du dos - qui sont les plus sujettes à l’usure. Cette usure peut être due à une sollicitation intense de votre dos pendant de nombreuses années ou à l’instabilité d’une vertèbre (spondylolisthésis ou après une opération d’une hernie discale). Les patients qui en souffrent se plaignent de douleurs dans le bas du dos, qui irradient dans une jambe, voire les deux, le plus souvent après être restés un certain temps en position debout ou assise. Les douleurs lombaires se font sentir dès la moindre sollicitation, les obligeant à adapter - voire à éviter - la plupart de leurs activités professionnelles et sociales. Comme le disque s’affaisse et comprime le nerf (en resserrant le foramen intervertébral, le trou par lequel le nerf quitte la moelle épinière), les douleurs irradient fréquemment dans les jambes.

Traitement chirurgical

L’arthrodèse intersomatique lombaire par voie postérieure (PLIF) est une opération consistant à fusionner des vertèbres lombaires. Pendant l’opération, nous vous installons sur le ventre et nous pratiquons une incision au milieu de votre dos. Nous abordons ainsi vos vertèbres par le dos (voie postérieure). Nous libérons les nerfs de vos jambes qui partent de la moelle épinière et nous réséquons le disque intervertébral usé. Nous rehaussons ensuite le disque intervertébral en introduisant 2 cages de carbone. Ces cages sont remplies et renforcées d’os, que nous prélevons au niveau de l’apophyse épineuse et de la résection pratiquée pour libérer les nerfs.

Enfin, nous fixons les deux vertèbres au moyen de vis, reliées par une tige ou une plaque (généralement en titane), afin d’augmenter la stabilité de la colonne vertébrale.

En effet, l’objectif de l’opération est de fixer les segments vertébraux usés, afin qu’ils ne puissent plus bouger et que les vertèbres aient le temps de se consolider grâce à l’os rempli dans la cage. Ce processus prend généralement plusieurs mois.

Période postopératoire

Le premier jour après l’opération, vous devez rester au lit, couché sur le dos. Il se peut que le chirurgien ait laissé un drain dans la plaie chirurgicale pour évacuer les hémorragies secondaires. Le fait d’être couché sur le dos exerce une pression sur la plaie, qui contient ces hémorragies secondaires. Le deuxième jour, vous pourrez quitter le lit avec l’aide de l’infirmière ou du kinésithérapeute. À partir du troisième jour, vous pourrez commencer à vous déplacer calmement dans votre chambre, et peut-être même dans les couloirs. Vous passerez aussi une radio de contrôle. En principe, vous pourrez quitter l’hôpital au bout de 5 jours environ. Avant votre départ, l’équipe soignante vous remettra une lettre pour votre médecin généraliste. C’est lui qui se chargera de vous prescrire les antidouleurs nécessaires et d’organiser les soins de plaies. Les sutures pourront être retirées après 14 jours. Vous devrez porter un corset pendant 6 à 8 semaines. Quatre semaines après l’intervention, vous serez attendu en consultation chez votre chirurgien et vous passerez une radio de contrôle.

Risques

Ces opérations sont associées aux mêmes risques (rares) inhérents à toutes les opérations sous anesthésie générale. Nous prenons toujours une série de mesures préventives pour minimiser ces risques, p. ex. injections sous-cutanées en prévention des phlébites et mobilisation rapide. Les éventuelles complications spécifiques, propres à la chirurgie du dos, vous seront expliquées par le chirurgien traitant. Les complications les plus fréquentes sont une infection, une radiculopathie postopératoire caractérisée par une douleur temporairement plus intense dans la jambe et un échec de fixation de l’arthrodèse. Bien que largement répandue, la crainte d’une paralysie est totalement injustifiée.

Ce contenu a été écrit par : Dr. Arne DecramerDr. Yves DevliesDr. Lieven MissinneDr. Jan Van OostDr. Karel Willems

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