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Capsulite rétractile, plaintes, chirurgie et excercices pendant la rehabilitation

Qu’est-ce qu’une capsulite rétractile ?

Une capsulite rétractile peut être de deux types. D’une part, la capsulite rétractile peut être d’origine idiopathique, c’est-à-dire sans cause univoque. Nous savons cependant que certaines maladies, comme le diabète et les dysthyroïdies, augmentent le risque de développer une capsulite rétractile. D’autre part, la capsulite rétractile peut être d’origine traumatique, c’est-à-dire consécutive à un traumatisme au niveau de l’épaule. La capsule articulaire développe alors une inflammation, des adhérences et un épaississement.

Symptômes d’une capsulite rétractile

Le principal symptôme est une douleur dans l’épaule (et dans le haut du bras). Les mouvements sont également limités, surtout la rotation externe du bras qui est souvent extrêmement douloureuse. Les mouvements brusques et d’extension sont aussi douloureux. La capsulite rétractile évolue typiquement en 3 phases : une phase de douleur, une phase de blocage et une phase de récupération fonctionnelle. La durée de chaque phase est variable et peut aller de 2 à 9 mois. La première phase est principalement marquée par la douleur et par une limitation progressive de la mobilité. Les mouvements sont de plus en plus limités et la douleur est constante, y compris la nuit. Souvent, les séances de kinésithérapie sont très douloureuses. Pendant la deuxième phase, la douleur régresse progressivement, mais les mouvements restent limités. Enfin, la troisième phase correspond à l’assouplissement progressif de l’articulation et à la disparition de la douleur.

Diagnostic de capsulite rétractile

Le diagnostic est purement clinique. Aucun examen technique n’est généralement nécessaire.

Traitement d’une capsulite rétractile

Une capsulite rétractile connaît généralement une résolution spontanée sur un délai allant de quelques mois à un an et demi. L’objectif du traitement est dès lors de minimiser les symptômes. La douleur, principalement durant la première phase, peut être prise en charge par des médicaments adéquats (p. ex. anti-inflammatoires). Une infiltration de cortisone sera parfois envisagée. Si toutefois la mobilité est très limitée, une mobilisation peut être exécutée sous narcose ou l’épaule peut être libérée sous arthroscopie. La meilleure solution sera sélectionnée en concertation avec votre médecin. La kinésithérapie est extrêmement importante : veillez à suivre le programme prescrit jusqu’au bout. Son objectif est de préserver et d’améliorer la souplesse de l’épaule (le plus souvent après la première phase, qui est trop douloureuse).

Ce contenu a été écrit par : Dr. Yves DevliesDr. Stijn MuermansDr. Peter StuerDr. Alexander RyckaertDr. Karel Willems

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